LES DIFFERENTES MANIERES DE VIVRE SA COLERE

Dans un précédent article, je vous partageais le fait qu’il existe 4 émotions de base :

- Une positive, la joie

- Trois négatives : la peur, la tristesse et la colère.

Cet article avait surtout pour objectif d’attirer votre attention sur l’intérêt manifeste et à priori paradoxal des émotions négatives et comment les utiliser pour augmenter le sentiment de joie.

Aujourd’hui, je vais aussi vous parler des émotions négatives, mais dans une analyse toute différente.

L'EXPRESSION DE LA COLERE

Tout le monde éprouve un moment ou à un autre de la colère, de la tristesse ou de la peur.

Mais certaines personnalités se sont construites autour d’une émotion principale, surtout lorsqu’elles ont été engluées par un quotidien qui a rigidifié leur capacité de réponse flexible à l’environnement.

Parlons de la colère par exemple.

Il y a différents émoticônes pour la colère.

C'est parce qu'il y a effectivement différentes manières de vivre sa colère.

Le cerveau sert à comprendre les messages du coeur.

Parce qu'il y a différentes façons de vivre la colère.

Pour la personnalité de certains chefs qui ont le gout d’imposer leur puissance sur d’autres, la colère sera assumée et exprimée parfois largement au-delà de ce qui est nécessaire.

Ce qui aura comme conséquences de devoir faire face à des représailles de la part des « victimes » de leur colère et des réactions systématiques de conflit qui viendront entretenir cette colère qui se trouvera dès lors une raison d’exister.

Certaines personnalités plus méthodiques, plus organisatrices vivront aussi sur base de la colère, mais sur base d'une colère déniée cette fois.

Ces personnalités mettront toute leur énergie à refuser cette colère qui est en elles, parce qu’elles se considèrent au-dessus de « ça ».

Cette colère en direction de l’intérieur, sera présente en dépit de la volonté de son porteur (et créateur) et s’exprimera, en filigrane, à travers une dysphorie générale, des manifestations d’humeur critiques, des réflexions acerbes qui vont être incomprises par l’entourage et créer des problèmatiques relationnelles qui vont, à leur tour, venir nourrir cette colère (contre la situation vécue comme étant injuste).

Et d’autres personnalités encore, plus médiatrice, plus diplomates, qui ont la croyance que « la colère, c’est mal », auront beaucoup de difficultés avec les conflits.

Elles vivent pourtant, elles aussi, sur le mode de la colère.

La colère chez elles sera non admise et non reconnue, elle sera évitée au maximum dans le but conscient et inconscient d'éviter les conflits.

Ces personnes sont souvent vite épuisées à devoir combattre sur les deux fronts, il leur arrive par conséquent de ne plus pouvoir contenir ces forces internes et de les voir exploser bien malgré elles.

Les explosions de colère sont le contraire de son expression réfléchie et font donc beaucoup de dégâts matériels ou relationnels, ce qui va créer énormément de culpabilité et venir renforcer cette croyance qu’il est mal d’exprimer sa colère.

Il en va de même pour les émotions de tristesse et de peur, elles sont vécues sur un mode différent selon la personnalité qui les porte.

L’émotion et la façon de vivre l’émotion en dit long sur ce qui se passe en chacun, les valeurs et croyances conscientes et inconscientes, les forces à utiliser et les faiblesses à travailler.

Une des façons d’exploiter vos émotions en votre faveur, autrement qu’en allant consulter un.e professionnel.le, sera de vous observer régulièrement dans la journée, et de vous demander :

« que suis en train de vivre maintenant ? »,

« suis-je d’accord avec cela ? »,

« mes comportements sont-ils en adéquation avec mes valeurs ? »,

« mes comportements sont-ils à même de me faire atteindre mes objectifs ? ».

Lorsque les réponses sont « oui », alors bravo, continuez à maîtriser votre vie.

Si elles sont « non », interdisez-vous de vous juger, et encore moins de vous condamner.

Vous observer dans le but de vous améliorer vous mène sur le chemin de la rédemption, donc tout va bien.

La propriété de la position de l’observateur est bien connue maintenant.

Sa seule présence induit déjà des changements.

Sans devoir faire quoi que cela soit de plus.

Continuez de vous mettre dans la position de l’observateur pour que les changements aillent dans la direction que vous leur aurez indiquée.

Bien que cela soit simple, ce n’est pas facile d’être dans la position de l’observateur de soi, c’est pourtant elle qui vous donne le moyen d’être en ce monde, mais pas de ce monde.

Ce qui signifie aussi que vous vivez à travers vos émotions et votre corps, vous n’êtes ni vos émotions ni votre corps.

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